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Rers

 

Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs 

 

 

  1. Les enjeux au niveau de la professionnalisation.
  2. Les principes fondamentaux des RERS.
  3. Fogas et la réciprocité des savoirs
  4. Premières expérimentations
  5. Poursuite et proposition
  6. Expérimentation territoriale
  7. Mode Opératoire
  8. Experimentation Paca: Rers des Eric (EPN)
  9.  

 

 

 

 

 

 

 

 Visualisation sur les outils: Voir la Vidéo   video2

Pédagogie "recursive" et instrumentation par les Rers


Si le Rers relève d'une dynamique non négligeable du mouvement de l'Education Poulaire, portée par plus de 700 associations dans le monde, nous pensons qu'il s'agit également d'un outil formidable de renforcement des demarches pedagogiques et d'accompagnement des personnes. Aussi, aupres d'une vingtaine de structures volontaires aux activités les plus diverses et sur deux territoires des BdR, nous experimentons une instrumentation par le Rers de leurs actions d'acompagnement.
 

Après 18 mois d’expérimentation, nous proposons aux entreprises, collectivités ou aux réseaux professionnels, d’initier, en parallèle, en complément et en articulation avec leur plan de formation, des  Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs, en :

  • Animant les réunions de lancement de la démarche
  • formant et en appuyant les référants de la démarche, à l’animation et à la médiation et au suivi de la démarche
  • mettant à disposition les outils dédiés à la démarche:
    • fiches de collecte, de restitutions,
    • site internet,
    • « Arbres des savoirs » en 3d,
    • Plateforme de rencontre et d’échanges en ligne
  • Définissant des objectifs individuels et en évaluant les résultats, sur la durée
  • formant aux outils de spécification et d’évaluation des compétences

Nous pouvons réflechir également une approche organisationnelle de la démarche.

 

1-    Les enjeux au niveau de la professionnalisation.

En fondant sa démarche sur le principe de solidarité réciproque, les pratiques d’Echanges Réciproques de savoirs (Rers) interpellent le cadre, l’animateur d’équipe  ainsi que le salarié sur un autre type de relation ; moins passive, plus autonome, plus responsabilisante  et plus valorisante. Il assoit ici les bases d’une nouvelle forme de dignité : chacun possède un capital de Savoirs, qu’il peut transmettre et enrichir. C’est un principe non économique dans la mesure où tout savoir transmis ne dépossède par son ancien propriétaire.

 

Au contraire, un savoir, fondement d’une ou de plusieurs compétences, doit, avant d’être transmis, être identifié, sérié, objectivé, séquencé, et, dans la perspective d’être expliqué à quelqu’un, va être manipulé, contextualité et remis en lien. Et, les travaux les plus récents en neurosciences et en ingénierie cognitive, désignent cette phase particulière de la manipulation d’un savoir comme l’instant de son renforcement et de sa stabilisation. Le Savoir croit et se renforce  du fait même qu’il est transmis. Ce dont nous avons tous fait l’expérience en aidant un camarade à l’école ou en assumant une fonction tutorale.

Aux organisations nous proposons ici, d’apporter un outil transversal de développement, de renforcement  de l’autonomie, de la dignité et de la motivation des personnes.

 


2-Les principes fondamentaux des Réseaux d’Echanges Réciproques de Savoirs :

La démarche des réseaux d'échanges réciproques de savoirs est fondée sur la réciprocité.
Cette réciprocité a plusieurs dimensions :

 
  C'est une réciprocité des dons, chacun étant invité à donner ses savoirs et à recevoir des savoirs. 
Le don crée ainsi de la valeur humaine, des relations de reconnaissance réciproque. Il affirme le droit, pour chacun, d'apporter sa contribution positive au Bien commun.
 

 
  
 
C'est une réciprocité instauratrice de parité : tous offreurs et demandeurs. Cette parité relationnelle est nécessaire pour l'apprentissage.
C'est une réciprocité formatrice. En offrant ses savoirs, on apprend à au moins trois moments : en préparant l'offre, on refait le parcours de ses apprentissages, on réactualise ses savoirs, on les réorganise, on les rationalise ; en transmettant, on reformule, on réagit à ce que vit l'apprenant, et on retravaille donc ses savoirs; on répondant aux questions du ou des apprenants, on regarde ses propres savoirs "d'ailleurs" et on peut les réinterroger ou les compléter.
 

 

C'est une réciprocité coopérative : on construit, lors des mises en relations et des échanges sur les échanges, ensemble et coopérativement, le système de formation qui nous convient : contenus, méthodes, évaluations, modalités pratiques...
C'est une réciprocité consciente : il est nécessaire que chacun prenne vraiment conscience de cette réciprocité relationnelle et formatrice.
 

3-Fogas et la réciprocité des savoirs

L’identification, l’objectivation, et la valorisation des potentiels (expériences, compétences, adaptation) des acteurs, usagers ou salariés; est devenue avec la transformation des modèles de transmission et d’acquisition des connaissances un enjeu majeur avec l’entrée dans l’ère de la connaissance et de l’information. Nous travaillons depuis trois ans, à adapter aux organisations : entreprises, associations et territoires, 30 ans d’expérience des Réseau d’Echanges Réciproques de Savoirs, en vue de donner accès à une démarche performante en termes de transmission de connaissances ainsi qu’à une culture de la réciprocité et de la solidarité.

En effet, les travaux les plus récents en neurosciences montrent que la performance des systèmes d’apprentissage est à chercher dans l’horizontalité des relations : par des mises en échange réciproque de savoirs plutôt que des systèmes verticaux où formateurs, professeurs enseignent à des personnes ramenées au statut d’élèves dont la passivité s’impose du fait du contexte.

Si nous intervenons dans une vingtaine d’organisation aujourd’hui pour promouvoir ces méthodes, il s‘agit bien pour nous, de réhabiliter la place de l’Homme dans l’entreprise et le système, par un travail de valorisation, d’autonomie, et d’égalité, dans des démarches de réciprocité solidaires, contribuant ainsi au renouveau de valeurs telles que le respect mutuel, la confiance et la coopération, mais surtout en créant des phénomènes de renforcement cognitifs, de montée en compétences et en expertise dans une logique communicante. Ce type de démarche, humainement responsable, techniquement et socialement efficace, correspond aux centres d’intérêts du réseau Fogas qui rassemble des chercheurs, formateurs, cadres, conseils et experts sur les questions du travail, de l’organisation et du management.

Ce travail a une portée significative pour les personnes dites de « faible niveau de qualification », stigmatisée par leur situation et souvent « bloquées » dans leurs processus d’adaptation.

Autant de dimensions appréciables à une époque où le lien social et le mieux-être des salariés reprennent place au premier rang des préoccupations des dirigeants, sans que ces derniers n’aient oublié la recherche d’une performance partagée.


4-Premières expérimentations

En 2008, la rencontre avec Josiane Tessier, jeune retraitée du Cereq, participant au dispositif  Fresque (de collaboration Européenne sur les échanges de savoirs inter associatifs) puis celle avec Claire Hebert Suffren, initiatrice des Rers, et présidente d’honneur de Foresco, et son mari Marc, nous ont amené à nous intéresser aux mécanismes cognitifs sous-jacents à la démarche des Réseaux d’ Echanges Réciproques de Savoirs.

En 2010, il s’agissait de voir comment chacune des structures dans laquelle nous sommes intervenus, selon son domaine d’activité,  sa culture,  son schéma organisationnel…. S’appropriait cette démarche, et en suivant tentait de mesurer l’impact au regard de d’objectifs spécifiques identifiés en amont.

L’inquiétude initiale et récurrente, de participants incapables d’identifier des savoirs à offrir  et/ou à demander a été levée systématiquement  avec plus de 130 participants et un millier d’Offres ou Demandes de savoirs.

 

 

(Visualisation de l’arbre des savoirs d’une association de lutte contre l’illettrisme à Vitrolles sur la 1ere séance.) . Nous avons élaboré un outil informatique en ligne, qui nous permet, ainsi qu’aux opérateurs de ces réseaux, d’éditer des offres et des demandes de savoir, sous la forme de feuilles (vertes pour les offres, jaune pour les demandes), qui se positionne automatiquement sur un arbre, dont les branches et les sous branche représentent les domaines et sous-domaines des savoirs à échanger.

5- Poursuite et proposition

L’étape suivante sera l’ouverture de ces multiples réseau pour initier des réseau territoriaux et des schéma de collaboration inter associatifs et inter secteur innovants et dynamiques, sources de collaborations inter acteurs reposant sur les usagers et leur démarchent de réciprocités, d’avantage que sur les stratégies de gouvernance des acteurs et associations.

A ce jour, après 18 mois d’expérimentation, nous proposons aux entreprises, collectivités ou aux réseaux professionnels, d’initier, en parallèle, en complément et en articulation avec leur plan de formation, des  Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs, en :

 

  • Animant les réunions de lancement de la démarche
  • formant et en appuyant les référants de la démarche, à l’animation et à la médiation et au suivi de la démarche
  • mettant à disposition les outils dédiés à la démarche: 
    • fiches de collecte, de restitutions,
    • site internet,
    • « Arbres des savoirs » en 3d,
    • Plateforme de rencontre et d’échanges en ligne
  • Définissant des objectifs individuels et en évaluant les résultats, sur la durée
  • formant aux outils de spécification et d’évaluation des compétences

 

Nous pouvons proposer également une approche organisationnelle de la démarche

 

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Les échanges de savoirs portent une dynamique structurante de consolidation des savoirs et de valorisation des personnes. Ils peuvent être un maillage nouveau de la citoyenneté sur les territoires, reposant sur la réciprocité et la solidarité.

 

  

6- Experimentation territoriale: Projet de mutualisation d’un Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs

Marseille, Vitrolles , 2011

1-    Les enjeux au niveau de l’insertion.

En fondant sa démarche sur le principe de solidarité réciproque, le Rers interpelle l’accompagnateur (ou l’animateur, formateur, ….) ainsi que l’accompagné (stagiaire, salarié, bénéficiaire ….) sur un autre type de relation ; moins passive, plus autonome, plus responsabilisante  et plus valorisante, pour un public souvent trop assisté. Il assoit ici les bases d’une nouvelle forme de dignité : chacun a un capital de savoirs, qu’il peut transmettre et enrichir. C’est un principe non économique dans la mesure où tout savoir transmis ne dépossède par son ancien propriétaire, au contraire, le savoir croît et se renforce du fait même qu’il est transmis. La solidarité n’est plus une dépossession et elle ne va plus du « riche » au « pauvre », stigmatisant ainsi le « pauvre », l’ « exclu », le « malade » …..  Au contraire, le public est valorisé, autonomisé, responsabilisé et de nouveau valorisé dans une démarche solidaire, s’engageant dans une dynamique positive qui démultiplie sa capacité d’écoute mais renforce aussi ses propres savoirs qu’il « consolidera » avant de les transmettre.

2-    Initier un Rers sur votre dispositif

Cette démarche complète positivement les actions d’accompagnement ou de pédagogie plus traditionnelle ; les opérateurs pédagogiques (animateurs, formateurs …) s’ils sont moins vecteurs de savoirs gardent une fonction de médiation et d’accompagnement essentielle, dans les domaines et sur les actions qui sont les leurs (insertion, formation, prévention santé, animation culturelle et sportive).

Nous animons ce type de démarche sur des territoires ou des dispositifs, avec l’aide de Claire Héber-Suffrin qui promeut ce concept depuis plus de 30 ans et le soutien de la fédération des Rers : Foresco, dont nous sommes administrateur.

Nous voudrions observer avec vous, jusqu’où les populations défavorisées de certains quartiers peuvent développer une solidarité réciproque,devenir acteurs de leur formation, de leur accès à l’emploi, de leur professionnalisation, (mais aussi de leur accès au sport à la culture) en fait de leur insertion ….. Notre action s’appuie sur le tissu associatif local.

Aux acteurs associatifs nous proposons ainsi, d’apporter un outil transversal de développement, de renforcement  de l’autonomie,  de la dignité et de la motivation des publics.

 
 
 
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Généralités sur les Rers 

La démarche des réseaux d'échanges réciproques de savoirs est fondée sur la réciprocité.
Cette réciprocité a plusieurs dimensions :
 
  C'est une réciprocité des dons, chacun étant invité à donner ses savoirs et à recevoir des savoirs. 
Le don crée ainsi de la valeur humaine, des relations de reconnaissance réciproque. Il affirme le droit, pour chacun, d'apporter sa contribution positive au Bien commun.

 
  
 
C'est une réciprocité instauratrice de parité : tous offreurs et demandeurs. Cette parité relationnelle est nécessaire pour l'apprentissage.
C'est une réciprocité formatrice. En offrant ses savoirs, on apprend à au moins trois moments : en préparant l'offre, on refait le parcours de ses apprentissages, on réactualise ses savoirs, on les réorganise, on les rationalise ; en transmettant, on reformule, on réagit à ce que vit l'apprenant, et on retravaille donc ses savoirs; on répondant aux questions du ou des apprenants, on regarde ses propres savoirs "d'ailleurs" et on peut les réinterroger ou les compléter.
 

 

C'est une réciprocité coopérative : on construit, lors des mises en relations et des échanges sur les échanges, ensemble et coopérativement, le système de formation qui nous convient : contenus, méthodes, évaluations, modalités pratiques...
C'est une réciprocité consciente : il est nécessaire que chacun prenne vraiment conscience de cette réciprocité relationnelle et formatrice.
 
 Le réseau de Vitrolles ; KiC ? se distingue par son appui sur le réseau associatif local qui verra un référant (ou plusieurs) formé, accompagné et instrumenté pour chacune des associations partenaires. Tout en gardant leur identité et leurs spécificités ces associations intégreront les principes d’une « solidarité réciproque par l’échange des savoirs ». 
Cette action tient lieu d’expérimentation.          
                  
 
 

Fogas et la réciprocité des savoirs

L’identification, l’objectivation, et la valorisation des potentiels (expériences, compétences, adaptation) des acteurs, usagers ou salariés; est devenue avec la transformation des modèles de transmission et d’acquisition des connaissances un enjeu majeur avec l’entrée dans l’ère de la connaissance et de l’information. Nous travaillons depuis trois ans, à adapter aux organisations entreprises, associations et territoires, 30 ans d’expérience des Réseau d’Echanges Réciproques de Savoirs, en vue de donner accès à une démarche performante en termes de transmission de connaissances ainsi qu’à une culture de la réciprocité et de la solidarité.

En effet, les travaux les plus récents en neurosciences montrent que la performance des systèmes d’apprentissage est à chercher dans l’horizontalité des relations : par des mises en échange réciproque de savoirs plutôt que des systèmes verticaux où formateurs, professeurs enseignent à des personnes ramenées au statut d’élèves dont la passivité s’impose du fait du contexte.

Si nous intervenons dans une vingtaine d’organisation aujourd’hui pour promouvoir ces méthodes, Il s‘agit bien, pour nous, de réhabiliter la place de l’Homme dans l’entreprise et le système, par un travail de valorisation, d’autonomie, et d’égalité, dans des démarches de réciprocité solidaires, contribuant ainsi au renouveau de valeurs telles que le respect mutuel, la confiance et la coopération, mais surtout en créant des phénomènes de renforcement cognitifs, de montée en compétences et en expertise dans une logique communicante.

Ce travail a une portée significative pour les personnes dites de « faible niveau de qualification », stigmatisée par leur situation et souvent « bloquées » dans leurs processus d’évolution.

Autant de dimensions appréciables à une époque où le lien social et le mieux-être des salariés reprennent place au premier rang des préoccupations des dirigeants, sans que ces derniers n’aient oublié la recherche d’une performance partagée.

 

Ce type de démarche, humainement responsable, techniquement et socialement efficace, correspond aux centre d’intérêts de réseau Fogas qui rassemble des chercheurs, formateurs, cadres, conseils et experts sur les questions du travail, de l’organisation et du management.

Premières expérimentations

En 2008, la rencontre avec Josiane Tessier, jeune retraitée du Cereq, participant au dispositif Fresque (de collaboration Européenne sur les echanges de savoirs inter associatifs) puis celle avec Claire Hebert Suffren, initiatrice des Rers, et présidente d’honneur de Foresco, et son mari Marc, nous ont amené à nous intéresser aux mécanismes cognitifs sous-jacents à la démarche des Réseaux d’ Echanges Réciproques de Savoirs.

Constatant que le public touché par les 300 Rers français n’appartenait que trop peu au public le plus défavorisé, nous avons proposé une démarche Territorialisée de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des associations des quartiers sensibles aux pratiques des RERS.

Il s’agissait de voir comment chacune des associations, selon son domaine d’intervention: de la culture, la formation, insertion, lien social, intergénérationnel …. S’appropriait cette démarche, et en suivant tentait de mesurer l’impact au regard de leurs objectifs spécifiques.

Le premier objectif a consisté à dépasser l’inquiétude  des usagers des associations participantes concernant leur capacité à donner des savoirs. En effet presque systématiquement, les personnes disent ne rien savoir et donc ne rien pouvoir apprendre aux autres. Les référents de ces associations ont relayés cette inquiétude, disant craindre que leurs publics aient peu de « savoirs » et que cette démarche risquait de les mettre en échec. L’exercice qui consiste à les convaincre individuellement et collectivement du contraire, a fait l’objet d’une première vague animation en 2010-11.

Premiers résultats

On peut en mesurer sa réussite dans le fait que chacun des participants à offert et demandé effectivement des savoirs, amenant le nombre d’offre et de demande de savoirs collectés a prés d’un millier à la grande surprise des référents associatifs.

Dans la vie des Rers, il s’agit d’une première étape, qui vise d’avantage à convaincre les acteurs des possibilités et de l’opportunité de la démarche. Il doit en découler une implication nécessaire à l’organisation des échanges qui va permettre de faire vivre les échanges, puis de leur trouver un sens par rapport à leur actions et aux territoires dans lesquels elles s’inscrivent.

La contrainte réside dans l’animation sur la durée, l’appropriation de la démarche par l’association puis par le territoire.

Poursuite

L’étape suivante sera l’ouverture de ces multiples réseau pour initier des réseau territoriaux et des schéma de collaboration inter associatifs et inter secteur innovants et dynamiques, sources de collaborations inter acteurs reposant sur les usagers et leur démarchent de réciprocités, d’avantage que sur les stratégies de gouvernance des acteurs et associations.